La Gazette le 09/05/2014 • Par Fabienne Proux - Pour faire baisser les dépenses publiques, il faut simplifier l’organisation territoriale, martèle le gouvernement. Et pour commencer, fusionner des régions. Chiffres à l’appui, diviser par deux le nombre de régions ne générerait que très peu d’économies. Sauf à opter pour une spécialisation des compétences et une remise à plat des politiques publiques.
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10 mai 2014
17 mai 2013
les vendredis de la colère
Photothèque Rouge/JMB
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Depuis plusieurs mois, le personnel de la mairie de Saint-Denis est en lutte. Tout a commencé en septembre 2012 avec la mobilisation des personnels des centres de santé de la ville. En rupture avec une tradition d’implication des personnels dans la gestion et le fonctionnement des centres de santé, l’administration a mis en place un nouveau dispositif de leur gestion qui centralise tout dans les mains d’un nouveau directeur. Les personnels l’ont refusé, se sont mobilisés et ont fait trois jours de grève, ce qui ne s’est jamais vu à Saint-Denis. Malgré des déclarations du maire, appartenant au PCF, soutenant plutôt le contre-projet des personnels, l’administration est passé outre. Mais cette nouvelle méthode de gestion n’est pas réservée aux seuls centres de santé de la ville.
Le grand écart
Les personnels du service social, de la culture, de la petite enfance, de la jeunesse en ont pris conscience et ont pris le relais de la mobilisation des centres de santé. À l’appel du syndicat Sud CT de la mairie, des « vendredis de la colère » sont organisés depuis le 5 avril : une heure de grève avec rassemblement devant la mairie, défilé avec tambours, sifflets, slogans dans les rues commerçantes en ces jours de marché, puis tournées dans les services municipaux. Cette technique a permis de rendre visible de façon spectaculaire les revendications des personnels sans épuiser les forces.
Face à cette situation la direction a mis la pression sur les responsables syndicaux, avec convocations, lettres de mises en garde, menaces, tout en ignorant le mouvement lui-même. Elle espère la démobilisation des personnels. Mais à un an des élections municipales, cette mobilisation rend nerveux les élus de cette municipalité Front de gauche, écartelés entre les discours contre l’austérité et la gestion autoritaire et patronale qu’ils mettent en œuvre.
D’autant qu’ils se préparent, avec ces nouvelles méthodes de direction, à imposer aux personnels les conséquences des réductions budgétaires aux collectivités locales prévues pour 2014. Les vendredis de la colère se sont interrompus pendant la période des ponts de ce début mai. Ils reprennent le 17 et surtout le 24 mai où une mobilisation plus large doit avoir lieu.
JMB TEAN n° 19
16 mai 2013
les vendredis de la colère
Mardi 14 mai 2013
DEPUIS LE 25 MARS CHAQUE VENDREDI ON LACHE RIEN ! ON CONTINUE !
le Vendredi 24 mai de 12h à 14h, nous appelons également les habitant-e-s, salarié-e-s, étudiant-e-s, associations et syndicalistes solidaires de Saint-Denis à nous rejoindre devant l’Hôtel de Ville.
Prises de parole de collègues de différents services, échanges avec des syndicalistes d’autres secteurs, casse-croute, point presse, musique, surprise …
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