Affichage des articles dont le libellé est Grand Paris. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Grand Paris. Afficher tous les articles

31 mai 2015

Grand Paris : un contrat entre cinq villes pour se préparer au supermétro

Deux cents pages, et le résultat de quatre années d’études et de discussion entre les élus et l’Etat. Le Contrat de développement territorial (CDT) Est Seine-Saint-Denis est soumis à enquête publique à partir de ce lundi (et jusqu’au 30 juin). Le Parisien Gwenael Bourdon | 31 Mai 2015

Cette feuille de route concerne cinq communes traversées par la ligne 16 du futur Grand Paris Express (Aulnay, Clichy, Montfermeil, Livry-Gargan et Sevran). Panneaux et documents sont consultables en mairies, et au siège des deux communautés d’agglomérations (Clichy-Montfermeil, Terres de France). Le CDT doit être signé avant la fin 2015*. Il formule, dit-on en préfecture de région, une « vision commune » du territoire, sans valeur contraignante.
Son ambition : préparer l’arrivée du métro automatique, dans un secteur où « 80 % des travailleurs sont contraints de se rendre à l’extérieur [du territoire] » pour rejoindre les zones d’emploi.

19 900 logements en plus d’ici 2028. Le document prévoit « la construction de 1 575 logements en moyenne » par an sur les cinq villes, durant 15 ans. D’ici 2028, en tenant compte de la démolition d’habitat de mauvaise qualité (comme au Chêne-Pointu, à Clichy), le territoire pourrait compter 19 900 logements en plus (dont 30 % de logements sociaux). Outre la rénovation urbaine, d’autres opérations sont envisagées, pouvant faire appel aux promoteurs privés. Elles ciblent les zones entourant les futures gares. La fermeture du site PSA est prise en compte, le document évoque des zones urbaines le long du boulevard Citroën, aujourd’hui plutôt désert. On sait qu’une Opération d’intérêt national (OIN) est envisagée à cet endroit, pour accélérer les constructions.
D’importants besoins en équipements publics. Le CDT prévoit une augmentation de la population de 2 400 habitants par an (+ 1 %). On entrevoit un « pic d’accueil entre 2029 et 2030 dans les écoles. » Il faudrait alors disposer de 18 maternelles et 23 élémentaires de plus (estimation partielle, la ville de Livry, autrefois hostile au projet, n’ayant pas fait ses propres prévisions). Les communes auront-elles les moyens de financer ces équipements nouveaux ?
Culture, sport, espaces verts. Sans rien graver dans le marbre, le document mentionne un lieu pour le Créa, l’école de chant d’Aulnay, la transformation de la tour Utrillo en résidence d’artistes à Clichy-Montfermeil, Terres de Sport sur les terrains Montceleux à Sevran, un pôle Sport et santé à Livry… Et la création d’un Arc paysager, reliant les 600 ha d’espaces verts du territoire (forêts et parcs).
Le chantier de la rénovation énergétique. 65 % des 80 000 logements de ce territoire ont été construits avant 1975, soit avant la première réglementation thermique. Ils « concentrent à eux seuls 75 % des besoins de chauffage ». Le CDT prône la mise en place d’un « guichet unique », pour aider les habitants à faire des travaux. Il veut aussi offrir aux PME locales des « conditions facilitées » d’accès aux marchés de rénovation.

*Quatre CDT ont déjà été signés : Est Ensemble, pôle métropolitain du Bourget, Roissy-portes de France, Territoire de la culture et de la création sur Plaine commune.

Les communes n’appartiendront peut-être pas au même territoire
La question mérite d’être posée. L’épais document, où s’ébauche l’avenir de tout un pan de département, aura-t-il encore du poids à l’heure du Grand Paris ? Car le préfet de région a fait connaître le 19 mai ses propositions pour le regroupement des communes de la petite couronne en « territoires » d’un minimum de 300 000 habitants dans le cadre de la future métropole. Les élus ont jusqu’à la fin de la semaine pour donner leur avis. 

Quatre cartes ont été dessinées. Sur trois d’entre elles, les cinq villes du CDT appartiennent à deux territoires différents : Sevran et Aulnay d’un côté, dans un conglomérat de 8 communes autour des deux aéroports de Roissy et du Bourget ; Livry, Clichy et Montfermeil de l’autre, dans une agglo plus mouvante, de 9 à 14 villes, baptisée « Grand Est ». Seul un scénario permet aux cinq villes de rester ensemble, dans un territoire géant de 17 communes et 564 337 habitants, de Dugny à Gagny !

Quel que soit le scénario, les cinq maires restent attachés au CDT, auquel ils ont collaboré. Certains s’interrogent, comme le maire UMP d’Aulnay Bruno Beschizza : « Il y a de vraies zones d’ombre, même si tout ne sera pas remis en cause. » Pierre-Yves Martin, maire UMP de Livry, estime que le document est une garantie : « Il réaffirme que Livry reste un espace de respiration dans ce secteur et qu’il faut préserver le tissu pavillonnaire. » Stéphane Gatignon, maire (EELV) de Sevran, y voit même une arme, dans le cadre de la future Métropole : « Avec ce contrat, on sait que l’on pourra discuter de l’arc paysager, du logement, des grands équipements culturels et sportifs… » Pour Olivier Klein, maire PS de Clichy, l’association des cinq villes aura toujours du sens, même si elles appartiennent à des territoires différents : « Le métro de la ligne 16 créera forcément du lien entre nos communes ». Son voisin (UMP) de Montfermeil, Xavier Lemoine, y voit « un trait d’union puissant entre les villes ». Du côté de la préfecture de région, on assure que le contrat de développement contient des « axes de travail » qui resteront d’actualité.

12 avril 2015

Comment le Grand Paris est vendu aux investisseurs étrangers




IMMOBILIER DE BUREAUXLes Docks de St Ouen vont attirer les grands investisseurs étranngers
Les Docks de St Ouen 



Jean-Pierre Gonguet | Jones Lang Lassalle, le leader mondial en conseil immobilier, « vend » le Grand Paris aux investisseurs étrangers avec des études prospectives extrêmement détaillées. Clichy-Batignolles et les Docks de St-Ouen sont les premiers quartiers à attirer les investisseurs de moyen et long terme.
«Quand on est passionné par le Grand Paris, on passe souvent pour les ravis de la crèche », sourit Virginie Houzé. Pourtant, en charge depuis 5 ans des études chez Jones Lang Lassalle, le leader mondial du conseil en immobilier d'entreprise, elle « ne peut pas ne pas trouver ce projet bouleversant ». Du coup, elle a poussé JLL à adopter une démarche originale pour une entreprise privée : expliquer aux investisseurs internationaux ce qu'est le Grand Paris, leur montrer les conséquences qu'allaient avoir les nouveaux réseaux de transports sur l'immobilier, et, partant, les bonnes affaires à 5, 10 ou 15 ans. Une démarche d'économie prospective assez inattendue : «Nous sortons du simple commentaire de l'évolution du m2 sur le marché, et nous faisons une vraie prospective à moyen terme pour faire comprendre aux investisseurs pourquoi ils doivent s'intéresser au futur de ce territoire. Nos clients sont souvent des investisseurs sur le long terme qui doivent prendre position sur des territoires qui ne sont pas forcément évidents ».

Clichy-Batignolles en concurrence avec Camden à Londres

JLL a donc découpé le Grand Paris et vient de publier une première étude

9 avril 2015

Grand Paris : 33 sites à l'étude pour construire près de 200 000 logements

Jila Varoquier | 08 Avril 2015 le Parisien
Où seront construits les 70 000 logements annuels voulus par l'Etat dans la région ? Les fiches de travail que s'est procurées «le Parisien » évoquent plus d'une trentaine de sites à l'étude pour accélérer le processus.
Les « ateliers du Grand Paris de l'aménagement et du logement » qui doivent débuter mi-avril promettent d'être animés. Ils présenteront aux élus franciliens les sites actuellement retenus par un comité technique* pour accueillir de grandes opérations immobilières, accompagner l'arrivée des gares du Grand Paris dès 2020, et pallier en partie la crise du logement que connaît l'Ile-de-France.

L'avenir de la Petite Ceinture

Christine Henry | 08 Avril 2015 le Parisien
Alors qu'Anne Hidalgo, la maire (PS) de Paris, et Guillaume Pepy, le président de la SNCF, se sont rendus dans le XIIIe hier après-midi en vue de la signature d'un accord pour rendre plus largement accessible la Petite Ceinture aux Parisiens, des voix discordantes se sont élevées dans la majorité municipale.

Dès hier matin, les communistes ont mobilisé leurs troupes pour appeler à préserver la vocation ferroviaire de cette ancienne voie de chemin de fer de 32 km partiellement désaffectée.

24 mars 2015

Paris à tout prix : stratégies et trajectoires résidentielles de ménages pauvres

Yannick Henrio   24 mars 2015, 09:04

Les travaux sur les dynamiques et les évolutions affectant les grandes villes, particulièrement la « gentrification », ont tendance à présenter comme une évidence ou un simple constat le départ des habitants pauvres vers la banlieue ou la périphérie lointaine face à l’arrivée de nouvelles populations appartenant aux catégories sociales supérieures. Rares sont ceux qui abordent les stratégies de résistances[1].  Pourtant les ménages pauvres soucieux de trouver un logement et de se maintenir dans une ville qui semble vouloir les chasser, multiplient les démarches auprès des institutions, des collectivités locales, des services sociaux et même des « politiques » pour obtenir un logement social, allant jusqu’à s’engager dans des associations. 

C’est ce que révèle notre étude[2] sur des ménages pauvres et majoritairement d’origine étrangère inscrits au sein d’une association, Comité Actions Logement, située dans le 18e arrondissement de Paris, au cœur même d’une capitale au prise avec une vive spéculation qui entraîne des changements profonds, dans la morphologie et la démographie des lieux. 
Animateur au sein de cette association, j’ai pu rencontrer et interroger ces ménages, socialement défavorisés et pauvres, qui ne peuvent ni accéder à la propriété, ni à un logement convenable dans le parc privé adapté à leur composition familiale, et ne parviennent pas à obtenir un logement social bien qu’ils répondent aux critères prioritaires d’attribution. Ils vivent dans des conditions insupportables ; hébergés chez un proche ou un tiers, à l’hôtel, dans des logements insalubres ou indécents, en suroccupation, dans des logements qui engloutissent plus du tiers de leurs revenus, ou occupent un logement par nécessité, sans droit ni titre, en sous-location ou location informelle (bail oral, faux bail, etc.).
Comment ces ménages subissant les effets d’un processus de « gentrification » arrivent-ils à se maintenir et se reloger dans Paris, dans les quartiers considérés comme populaires (18e, 19e, 20e 13e) ? Comment se “débrouillent-ils”, quels moyens mobilisent-ils pour trouver un hébergement ou un logement et que sont-ils prêt à supporter pour se maintenir sur place ou obtenir un logement social leur permettant de rester vivre dans Paris intra-muros ?  Enfin, de quel poids pèse l’adhésion à une association dans l’atteinte de cet objectif ? 


23 mars 2015

Le Grand Paris vu par Libé : l’art d’aménager le "débat"


JPEG - 123.7 ko
 

« À nous le Grand Paris ! » C’était le titre grandiloquent d’une journée organisée au 104 par le grand quotidien d’information. Présenté comme un « débat public », cette opération publicitaire a donné la parole à ceux pour qui le "Grand Paris" n’est plus un débat depuis très longtemps... Politiques et experts intéressés (architectes, urbanistes, entrepreneurs) ont logiquement monopolisé la parole. Quant aux futurs "aménagés", public ignare, ils étaient invités à écouter sagement…
Dans le sillage des "forums Libération", organisés depuis quelques années dans plusieurs villes en manque de respectabilité, le quotidien, sauvé de la faillite par le patron de Numericable Patrick Drahi en juin dernier, organisait — en façade – une journée de "débats publics" sur le thème du Grand Paris.

15 février 2015

Dossier Grand Paris

Grand Paris Express : une bataille politique, une victoire de la banlieue

Publié le  • Mis à jour le  • Par  • dans : la Gazette
Le Grand Paris Express a pris son temps pour murir dans les esprits des pouvoirs publics et des élus. Mais en dépit de nombreuses incertitudes, notamment financières, le projet, remanié et relancé par la nouvelle majorité, est entré dans une phase a priori irréversible. Explications sur cette reprise en main gouvernementale sous la pression des élus 


et ci-dessous :

Ils sont les premiers expulsés du futur supermétro

Mauvaise surprise pour plusieurs habitants et commerçants de Champigny (Val-de-Marne). Afin de permettre la construction du Grand Paris Express, ils devront quitter leurs logements. Témoignages.

Grand Paris Express : des tonnes de déchets en sous-sol

Le chantier du Grand Paris Express, le futur métro automatique, va engendrer des montagnes de déchets pendant quinze ans. Mal gérés, selon des députés très inquiets.

Le chantier du Grand Paris Express va générer au moins 60 millions de tonnes de déblais entre 2015 et 2030. L'équivalent de 1,5 million de semi-remorques. La Société du Grand Paris (SGP), chargée de construire le futur métro automatique, ses 72 gares et leurs quartiers alentour, évoque de son côté "environ 20 millions de mètres cubes, soit l'équivalent de 7.000 piscines olympiques". Les trois quarts de ces déchets proviendront du creusement des 200 km de tunnels autour de la capitale, des accès de secours et des puits d'aération ; le reste résultera de l'édification des gares et des centres de maintenance, de la démolition-reconstruction des immeubles adjacents, etc. Selon la SGP, les déblais à évacuer correspondront à "2.000 tonnes par jour en moyenne" (sic*), via une ou deux péniches ou 75 camions, quotidiennement, pendant quinze ans. Derrière ces chiffres, l'établissement public assure que tout a été "anticipé", avec le souci de "minimiser les incidences potentielles sur l'environnement".

"Promouvoir le recyclage des terres excavées"

Mais tout le monde ne partage pas cet optimisme. Un rapport d'information parlementaire a été remis à la mi-décembre par deux députés franciliens de la commission du développement durable de l'Assemblée nationale, Yves Albarello (UMP) et Alexis Bachelay (PS), chargés du suivi de la loi de 2010 relative au Grand Paris. Ceux-ci, après avoir auditionné pendant deux ans tous les acteurs du dossier, soulignent notamment "de nombreuses problématiques de soutenabilité". Ils se félicitent que "la SGP [ait] dû "revoir sa copie" de manière significative" avant le premier coup de pioche de la ligne 15, entre Pont-de-Sèvres et Noisy-Champs. Mais "cette prise en compte [des enjeux environnementaux] peut être encore considérablement améliorée".
Le rapport parlementaire met en évidence "des capacités de stockage insuffisantes". La SGP recense 18 installations de stockage pour les déchets inertes (réutilisables), dix pour les déchets non dangereux et trois pour les déchets dangereux. "Il est évident que ce n'est pas assez, la SGP n'a pas vu assez grand. Au début, elle parlait de 40 millions de tonnes de déblais ; elle a été obligée de réévaluer son chiffrage à 60 millions", précise Alexis Bachelay. Conséquence : il faudra prévoir d'autres espaces de stockage, dans le Val-d'Oise – à Pierrelaye, sur un terrain que la Ville de Paris pourrait vendre à la SGP –, en Seine-et-Marne, voire au-delà de l'Île-de-France. Mais cela pose d'autres problèmes de développement durable.

Des sites pollués encore non identifiés?

C'est pourquoi les deux rapporteurs proposent de "mettre en place une véritable économie circulaire". Les terres excavées (sable, limons, argile, graviers…) et les déchets du BTP (béton, briques, verre, ballasts…) doivent pouvoir être "valorisés" et réemployés au maximum sur place, disent-ils. Afin de "limiter les déplacements des déchets", ils suggèrent la création de "plates-formes de stockage temporaires, près des chantiers", qui permettraient de les réutiliser directement, "in situ". Aujourd'hui, la région importe 45 % de sa consommation de granulats naturels (30 millions de tonnes par an) ; "près de 17 % des matériaux consommés en Île-de-France en 2010 avaient parcouru plus de 120 km entre leur lieu de production et leur lieu de consommation. Le Grand Paris peut être l'occasion de promouvoir à grande échelle le recyclage des terres excavées". Les deux députés préconisent de faire évoluer la réglementation en ce sens. Néanmoins, la SGP doute de la faisabilité de cette idée : "La réutilisation sur place de matériaux excavés sur site imposerait de pouvoir disposer de larges emprises pour effectuer la transformation des matériaux parfois pollués", prévient-elle.
Autre piste : "Les cahiers des charges des marchés publics devraient inclure la possibilité, voire l'obligation, d'utiliser des matériaux de construction recyclés", recommande le rapport. Alexis Bachelay va plus loin : "La SGP va être donneur d'ordre sur des centaines de chantiers, auprès de milliers d'entreprises ; elle doit pouvoir fixer les règles du jeu. Elle pourrait élaborer une charte, une sorte de label fixant quelques grands principes incontournables pour des chantiers exemplaires et écoresponsables." La loi sur la transition énergétique prévoit déjà un objectif de valorisation des déchets dans le BTP de 70 % à horizon 2020 (contre 40 % aujourd'hui). Le Grand Paris pourrait montrer l'exemple en dépassant cet objectif.
Autre inquiétude, les déblais pollués. Selon la Direction régionale et interdépartementale de l'environnement et de l'énergie (Driee) d'Île-de-France, 5.000 hectares dans l'agglomération parisienne, dont 1.500 à Paris et en petite couronne, seraient pollués, à cause de l'"héritage industriel très important" de la région (hydrocarbures, métaux lourds, solvants, amiante…). "La mise en œuvre du Grand Paris pourrait conduire à la découverte de sites pollués non identifiés jusqu'à présent", note le rapport. Concernant ces déblais non réutilisables, les deux députés réclament, à l'unisson des associations écologistes, que soient "privilégiés les modes de transports alternatifs, par voie fluviale ou ferrée". Pour Michel Riottot, président d'honneur de l'association IDF Environnement (IDFE), "Il est absurde de creuser des tunnels partout. Le volet environnemental a été un peu bâclé." Un constat que n'est pas loin de partager le rapport parlementaire. 
* Selon nos calculs, cela équivaut à 11 millions de tonnes sur quinze ans.
dimanche 18 janvier 2015

7 février 2015

Grand Paris, grand projet inutile et imposé



COSTIF Coordination pour la Solidarité des Territoires d’Ile de France et contre le  Grand Paris 

Saclay, Gonesse, mais aussi La Défense, le port d’Achères, les villages Nature en Seine et Marne, la plaine Montjean, autant d’exemples de la concentration des richesses sur quelques pôles, pour réaliser des opérations immobilières, des projets de prestige, démesurés, en consommant de façon irréversible de l’espace naturel et agricole.

Alors que, selon une étude de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme, publiée en juin 2011, les disparités territoriales se creusent en Ile de France, les inégalités de revenus entre communes se renforcent, les plus riches se sont enrichies et les plus modestes ont le plus pâti de la crise entre 2000 et 2008, la stratégie du Grand Paris est fondée sur le développement de pôles d’hyper compétitivité pour concentrer davantage de fonctions supérieures de conception, d’actifs qualifiés, de flux de marchandises et de capitaux pour accentuer encore l’attractivité de l’agglomération au détriment des autres régions.
Alors que l’Ile de France est déjà la région la plus riche d’Europe, première destination touristique de la planète et avec 700 000 entreprises le deuxième pôle mondial d’implantation de grandes sociétés.
Alors que l’Ile de France concentre sur 2% du territoire français :
  • 21% des actifs
  • 23% des emplois,
  • 29% du PIB
  • 36% des cadres
  • 37% de la recherche publique
40 % des dépenses de recherche et développement (Hauts de Seine et Yvelines, hauts lieux de la recherche privée, secteur public très présent à Paris).
Et absorbe 42 % de la croissance démographique,
Saturation, fuite en avant, toujours plus, jusqu’où ira la démesure du Grand Paris ?

Pour mieux cerner les principaux enjeux, vous trouverez dans la rubrique Grand Paris   des points de repères sur les projets déjà annoncés, les menaces masquées, les fausses promesses de créations d’emploi et les mobilisations déjà en cours.

Grand Paris en grande couronne : les intercommunalités « XXL » divisent les élus

La Gazette   Emmanuel Guillemain d'Echon |  Publié le 05/02/2015
Après l’échec du giga-groupement autour de Saclay, les élus ont, le 5 février 2014, refusé le compromis porté par le préfet autour du projet de Grand Evry. La constitution d’un ensemble autour de Roissy suscite des interrogations.

24 janvier 2015

1944-2014 | 70 années d'habitat public en France

Laboratoire Urbanisme Insurrectionnel
indispensable pour comprendre comment se sont fabriqués nos logements et nos villes d'aujourd'hui


ci-dessous l'intro de cette brochure de 250 pages (avec beaucoup d'images ! ça se lit facilement…) :

70 années de politique de l’habitat depuis le premier Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme créé en 1944, ont fabriqué un système de pénurie permanente, un processus de reproduction des inégalités et de relégation spatiales dont les conséquences en 2014 irradient maints autres domaines de la société : crise exceptionnelle du logement touchant 10 millions de français, reléguant 3,5 millions de français dans des conditions de pénibilité résidentielle, 700.000 sans abri et très mal-logés dans les «zones grises» du logement (ces chiffres proviennent du rapport mal-logement 2014 de la Fondation Abbé Pierre), saturation des Centres d’hébergement et d’urgence, réapparition sous diverses formes de l’habitat précaire et de micro-bidonvilles, précarité énergétique, crise latente des quartiers dits «sensibles» irrésolue depuis 1981,

21 novembre 2014

Dossier Grand Paris

Dossier LE MONDE ECONOMIE |  |

Par 

Quand Paris rêve Grand…

… ça pond cette grosse daube : EuropaCity
Le Grand Paris va-t-il sortir l’économie française de l’ornière ? Alors que les dernières statistiques de l’Insee ont confirmé que la hausse du produit intérieur brut ne dépasserait pas 0,4 % en 2014, Manuel Valls a annoncé, le 13 octobre, la mobilisation de nouveaux crédits pour accélérer un chantier qui menaçait de s’enliser, miné par l’opposition de nombreux élus locaux.
« En ces temps de disette budgétaire, le geste est fort, preuve que le Grand Paris est perçu par l’exécutif comme l’un des rares leviers capables d’accélérer la croissance et de créer des emplois », confie un économiste proche du gouvernement. « Jamais depuis la construction du RER et des villes nouvelles dans les années 1970, un projet d’aménagement du territoire aussi ambitieux n’avait été entrepris en France », commente Jacques-François Thisse, à la tête du Conseil scientifique des économistes de la Société du Grand Paris (SGP), l’entreprise publique créée en 2010 pour concevoir et réaliser le nouveau métro qui constitue l’âme du projet.

Le premier ministre a confirmé un engagement de 1,4 milliard d’euros pour les transports en Ile-de-France sur la période 2015-2020. Dès 2015, 140 millions d’euros

24 juin 2014

Pourquoi la privatisation de la ville avance à grands pas

Le parc de Clichy- Batignolles, où l’aménageur,
Paris Batignolles Aménagement, a mis en place des partenariats
avec les promoteurs, associés en amont du projet./ DR
On ne fabrique plus la ville comme autrefois. Surtout dans les métropoles et encore plus dans le Grand Paris. Le projet urbain se privatise. Les partenariats sont de plus en plus imaginatifs et le public doit repenser ses stratégies tandis que l’opposition public-privé perd de sa pertinence.
La ville se privatise. Du moins si l'on en croit le développement des PPP depuis 2004, la mise en concurrence des opérateurs d'aménagement depuis 2005, la généralisation des macro-lots ou le lancement de méga-projets privés comme Europacity (700.000 m2 sur 80 hectares par Immochan à Gonesse). Dans les faits, les cas où l'acteur privé se substitue complètement à l'acteur public, la privatisation au sens strict, sont finalement assez rares.

2 mai 2014

La métropole du Grand Paris va devenir un lieu de « bataille publique » pour le PCF

Conforté par sa résistance électorale après les municipales, le PCF veut faire de la métropole du Grand Paris et particulièrement de la mission de préfiguration, un lieu de « bataille publique » destiné à infléchir le gouvernement sur tous ses projets de décentralisation.
La Gazette le 02/05/2014 • Par Cédric Néau, avec l'AFP
Toujours officiellement sans tête et désormais constitué d’un corps de plus en plus hostile, la mission de préfiguration de la métropole du Grand Paris semble pourtant avancer,

10 avril 2014

Métropole du Grand Paris : décryptage

L’institut d’aménagement et d’urbanisme d’Île-de-France (IAU îdf) publie une série de documents sur les prolongements de la loi sur la création de la métropole du Grand Paris.

- Note rapide n° 649
1913-2013 : le Grand Paris a 100 ans qui est une mise en perspective historique de la mise en oeuvre du Grand Paris.
- Note rapide n° 650
Les CDT à l’heure du Grand Paris : une dynamique en marche qui dresse un état des lieux cartographié des 21 Contrats de développement territorial (CDT), engagés depuis 3 ans (loi du 3-6-10) en Île-de-France, dont 9 sont signés à ce jour.

25 février 2014

Grand Paris : les trois défis de la mission de préfiguration

L’instance chargée de créer la métropole du Grand Paris devra dissiper de nombreuses incertitudes. Trois chantiers lui sont d'ores et déjà dévolus : la gouvernance, les finances, et les transferts de personnels.
«Préparer les conditions juridiques et budgétaires » de la création, au 1er janvier 2016, de la métropole du Grand Paris (MGP) : le rôle attribué par la loi « Maptam » du 27 janvier 2014 (1) à la mission de préfiguration n’est pas mince.
Celle-ci devra notamment fixer les modalités d’exercice des compétences au lendemain de la fusion des intercos de la petite couronne d’Ile-de-France au sein d’une super-structure englobant également Paris. En jeu, aussi, la définition de l’intérêt métropolitain. Autant de missions qui visent à déterminer la ligne de partage entre la métropole, ses subdivisions d’au moins 300 000 habitants appelées « territoires » et les communes.

13 février 2014

Grand Paris : la technostructure prend les commandes

13 décembre 2013

Le Grand Paris de retour à l’Assemblée nationale

La future métropole du Grand Paris a été l'objet d'un tir croisé de la droite et du Front de gauche mercredi 11 décembre à l'Assemblée nationale, qui examine jusqu'à jeudi en deuxième lecture le projet de loi sur la décentralisation.

5 novembre 2013

Grand Paris

Machin, ovni, les élus de tous bords de Paris Métropole réunis le 5 novembre à Paris, n’avaient pas de mots assez durs pour qualifier le projet de Grand Paris prévu par le projet de loi MAPAM. Ils ne se disent pourtant pas opposés à la métropole, mais veulent amender le texte pour « revenir sur deux jambes » : métropole forte, mais également intercommunalités dont seraient préservés le statut juridique, la fiscalité propre et la capacité à gérer du personnel.

12 juin 2013

réseau de transports du Grand Paris

AFP  Publié le 11/06/2013
Le futur métro automatique du Grand Paris pourrait fonctionner comme un puissant levier de créations de richesses, mais des économistes mettent en garde contre le frein à la croissance que constituerait un manque de logements.