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31 mai 2015

Grève à Saint-Brieuc contre les choix budgétaires de la municipalité

Les services municipaux de la ville de Saint-Brieuc ont été perturbés lundi 18, mardi 19 et mercredi 20 mai 2015 suite aux réunions du comité technique paritaire portant sur les orientations budgétaires de la collectivité confrontée à une baisse de sa dotation globale de fonctionnement. La Gazette le  • Par  
En décembre 2014, le débat d’orientation budgétaire de la ville de Saint-Brieuc posait comme principe « la nécessité de mettre en place des actions ayant pour objectif de réduire la masse salariale afin de répondre à l’impact de la baisse des dotations d’Etat ». Entre 2013 et 2017, la dotation générale de fonctionnement de Saint-Brieuc devrait baisser de 30,5 %, passant de 13,9 millions d’euros à 9,7 millions d’euros.

Blocage du dialogue social
Lors de la réunion du comité technique paritaire (CTP) du 11 mai, les syndicats CFDT, CGT et FO ont voté unanimement contre ces orientations qui « cassent le service public ». A la seconde réunion, le 18 mai, à laquelle une centaine d’agents s’est « invitée », ni la ville, ni les syndicats n’ont infléchi leur position.
Alors que la CFDT avait appelé à la grève pendant les deux heures où se tenait ce CTP, la CGT et FO avaient lancé, pour le lundi, un préavis de grève illimité qui a duré jusqu’au mercredi midi, touchant les services périscolaires, les crèches, les centres aérés et les services techniques.  Si environ 300 agents (sur 1 200) ont participé au mouvement lundi, seulement 70 se sont réunis en assemblée générale, mercredi. En début d’après-midi, la ville faisait savoir que le mouvement serait levé le lendemain.

Diminution de l’encadrement périscolaire
Bien que toutes les organisations syndicales ne fassent pas la même analyse de la situation, toutes dénoncent  « un déni de dialogue social » et « une administration sourde ». Elles contestent :
les taux d’encadrement annoncés pour la rentrée 2015 dans les structures enfance et dans l’accompagnement périscolaire. En passant de 14 enfants par adulte à 16 enfants dans les écoles primaires, la collectivité estimerait l’économie potentielle à 600 000 euros, soit un agent de moins environ dans chaque école ; cette mesure concernerait 28 à 30 agents de catégorie C.
le non-remplacement des départs en retraite.
la diminution au budget de l’enveloppe allouée au personnel du centre de gestion, qui baisserait de 3,5 millions d’euros à 2,5 millions d’euros.

Investissement foncier ou charges de personnel ?
Selon Thierry Savidan, délégué du syndicat majoritaire, la CFDT, la mairie travaille aussi sur la suppression des temps partiels choisis. « La CFDT dénonce les choix municipaux de faire peser uniquement sur les agents les baisses de subventions de l’Etat. Pourquoi M. Joncour, maire et président de l’agglomération, va-t-il investir 22 millions d’euros dans la construction d’une cité administrative pour loger les services de l’agglo et dans le même temps rénover pour plusieurs millions d’euros l’ancien siège de la caisse d’allocations familiales pour y loger les services municipaux briochins ? » « Nous avons du mal à saisir la politique municipale d’achat de locaux : une chapelle, un local de supermarché discount, des locaux associatifs et la CAF ! » renchérit Pascal Gour, délégué CGT.

« Plan social déguisé »
« Le maire a annoncé que la ligne budgétaire pour le personnel diminuerait de 1,5 à 2 % d’ici 2017, poursuit-il. Selon nos calculs, 108 postes à temps plein en catégorie C pourraient être remis en cause. Au cours de ce trimestre, le service de la propreté urbaine a déjà perdu huit postes. C’est un plan social déguisé ! »
Du côté de FO, ce mouvement fait suite aux deux semaines de grève, en octobre, contre la mise en place de la réforme des rythmes scolaires et à une autre journée de perturbations en avril. Pour Sylvie Fourré, déléguée FO, « l’administration prétexte qu’elle n’a pas le choix, mais les agents n’ont pas à subir ces restrictions. Que nos élus se tournent vers les parlementaires ! »

Sollicitée par La Gazette, la ville de Saint-Brieuc a fait savoir qu’elle « ne souhaitait pas communiquer pour le moment à ce sujet ».

29 juin 2014

des chiffres utiles

Gennevilliers
à voir sur les Échos, des documents parus au moment des municipales.
en indiquant le nom d'une commune, vous avez les résultats des municipales et surtout une analyse de ce qu'ils appellent les performances de la commune, qui donne chiffres sur les finances, le chômage, le logement, etc. 

en cliquant sur la ligne tout en bas


les chiffres en détail et la comparaison avec les moyennes nationales

22 mai 2014

Les salaires de maires - Cumul des mandats qui n'est pas près de cesser, c'est sûr !

dans le Parisien Hauts-de-Seine (et en bonus la GAV de Mme Balkany)
mon préféré, le maire ump de Clamart : « Si l'on veut avoir des élus qui ne sont pas soumis à la corruption, mieux vaut qu'ils soient correctement rémunérés ! » et c'est quoi, un salaire correct ? « Une fois les prélèvements effectués, cotisations, impôts et taxes, il ne reste plus que 2 400 € net. » Ah, une bonne façon de calculer le salaire net : enlever l'impôt et … les taxes. Ah bon, ça existe des taxes sur le salaire ? Si votre patron est à l'ump, dites-le lui : un salaire correct vraiment net , c'est 2 400 !

Les conseils municipaux viennent de voter les indemnités allouées aux élus, maires en tête. Voici ce que perçoivent les patrons des trente-six villes du département.
La Rédaction Des Hauts-De-Seine | 20 mai 2014,

Presque deux mois après les élections, les conseils municipaux ont quasiment tous voté la rémunération -- appelée indemnité -- de leur maire, de ses adjoints, et des conseillers municipaux. Certains se serrent la ceinture... d'autres moins. Mais souvent, le montant de l'indemnité reste stable. 
Son calcul, très encadré, se base sur l'indice 1 015, qui correspond à l'échelle maximale indiciaire de la fonction publique, soit 3 810,47 € brut.
Sur cette somme, s'applique un pourcentage correspondant au nombre d'habitants de la commune. 
Nombre de maires cumulent d'autres mandats : député, sénateur, conseiller général ou régional... sans compter les présidences et vice-présidences de communautés d'agglomérations ou de syndicats divers. Très souvent, ils sont donc contraints d'écrêter l'une ou l'autre de leurs indemnités, pour respecter le plafond autorisé par la loi, à savoir 8 272,02 € brut par mois.



Ils ont augmenté leur indemnité 


La palme de l'augmentation revient au maire (PS) de Clichy, Gilles Catoire. Ce dernier a fait voter, à l'occasion du premier conseil municipal de cette nouvelle mandature, une hausse de toutes les indemnités des élus. La sienne est ainsi passée de 3 930 € à 5 845 € brut. Une inflation que l'élu assume. 
Asnières, Manuel Aeschlimann (UMP) touche 3 763 € brut, alors que son prédécesseur, le socialiste Sébastien Pietrasanta, percevait 2 757 €. La hausse est de + 36 %. « Attention, Sébastien Pietrasanta était aussi député. Son indemnité de maire était donc limitée », précise le nouveau patron de la ville. La municipalité actuelle a augmenté de 16 % l'enveloppe des indemnités des maires adjoints et des conseillers délégués. « C'est normal, indique-t-on à l'hôtel de ville. La population a augmenté, nous sommes passés de 79 000 à 84 000 habitants en quelques années. On est aussi passé de 49 élus à 53 dont 20 adjoints, soit deux supplémentaires. » 
A Clamart,le vote des indemnités accordées à la nouvelle équipe (UMP) de Jean-Didier Berger a provoqué la réaction outrée de son prédécesseur socialiste. 
D'autres hausses sont plus « artificielles », comme celle de 21 % que s'est accordée le maire (UMP) de Châtillon, Jean-Pierre Schosteck. Ceci s'explique par le fait que sous le mandat précédent, cette indemnité était écrêtée pour cause de cumul avec son mandat de député, perdu en juin 2012.



Ils ont voté la baisse


Ou plutôt, ils ont fait baisser l'indemnité perçue par leur prédécesseur et adversaire. 
C'est le cas à Fontenay-aux-Roses, où Laurent Vastel (DVD) touche un revenu de 2 841,72 €. Soit - 27 % par rapport à la mandature précédente. « Avec mes dix adjoints, nous avons abandonné une partie de nos indemnités, 1 300 € pour moi et 200 € pour eux, pour pouvoir mieux indemniser les conseillers municipaux, explique l'intéressé. Cela va dans le sens d'une plus grande équité. » 
La nouvelle maire (UMP) de Colombes, Nicole Goueta, indique avoir baissé l'enveloppe globale des rémunérations de 14 %, alors « qu'on est passé de 49 à 53 élus ».



Ils reversent à leur parti


Les élus communistes ou Gauche citoyenne reversent une partie de leurs indemnités à leur parti. 
C'est le cas de Marie-Hélène Amiable, à Bagneux,qui conserve 3 000 € et renonce au reste -- c'est-à-dire à ses revenus liés à la présidence de la communauté d'agglomération. Même dispositif chez Catherine Margaté, à Malakoff. 
Patrick Jarry, maire de Nanterre, tout comme Patrice Leclerc, maire de Gennevilliers, reversent quant à eux la rétribution liée à leur poste de conseiller général.



2 760 € pour la deuxième ville d'Ile-de-France


Depuis qu'il a quitté l'Assemblée nationale, en juin 2012, Pierre-Christophe Baguet, maire (UMP) de Boulogne-Billancourt, perçoit 8 272 €, supportés par la communauté d'agglomération Grand Paris Seine Ouest (GPSO) et par la ville. Sa rémunération se décompose ainsi : 5 512 € versés par GPSO et 2 760 € payés par la commune. Ces sommes n'ont pas bougé par rapport à la mandature précédente. Les autres responsabilités de Pierre-Christophe Baguet -- président de la société d'économie mixte Val de Seine aménagement, conseil d'administration de l'hôpital Ambroise-Paré... -- sont exercées bénévolement.



0 € à Chaville


Jean-Jacques Guillet, maire (UMP) de Chaville, ne perçoit pas d'indemnité en tant que maire. Car le cumul de ses autres rémunérations (député, vice-président de la communauté d'agglomération GPSO, et président du Sigeif, syndicat intercommunal pour le gaz et l'électricité en Ile-de-France) l'amène au plafond de 8 272 €.



Des fonctions bénévoles


Pour ne pas dépasser le seuil maximum prévu par la loi, les élus doivent « écrêter » certaines de leurs indemnités. Voire ne rien percevoir en rémunération de certaines fonctions. Un exemple parmi d'autres à Châtenay-Malabry : Georges Siffredi (UMP) reçoit une indemnité de 2 718 € brut, qui n'a pas évolué depuis le précédent mandat. Normalement, elle se monte à 4 808,86 € brut, mais l'indemnité est écrêtée afin de ne pas dépasser le plafond de 8 272 €, car le maire touche aussi une indemnité comme président de la communauté d'agglomération des Hauts de Bièvre (Cahb) de 5 512 €. Pour le conseil général, dont il est vice-président, il ne touche pas de salaire, ni comme vice-président du Sedif (Syndicat des eaux d'Ile-de-France).



Isabelle Balkany au même régime que les autres


Jusqu'à il y a un an, un élu cumulard pouvait reverser à la personne de son choix le surplus d'indemnités qu'il ne pouvait pas toucher. Le député-maire (UMP) de Levallois-Perret, Patrick Balkany, ne pouvant plus gratifier sa première adjointe -- son épouse Isabelle --, il a fait baisser sa rémunération de maire de 4 181 à 3 075 €, afin de ne pas dépasser le seuil autorisé par la loi. Isabelle Balkany a donc dû tirer un trait sur ses 3 721 € mensuels, et perçoit désormais la même indemnité que les autres adjoints, soit 1 822 €.

Un sujet encore tabou

Tous les élus des 36 villes du département ont été contactés, mais tous n'ont pas communiqué aussi facilement sur leurs indemnités. Certains ont joué la totale transparence, d'autres ont catégoriquement refusé. Sauf exception, il a néanmoins été possible de prendre connaissance des indemnités des maires réticents, parfois via l'opposition, puisqu'elles sont votées en séance publique du conseil. Mais dans ces cas, nous n'avons pas pu rendre compte des indemnités relatives aux autres mandats exercés par ces élus.

A Clamart, le nouvel élu UMP réfute toute polémique

P.A. | 20 mai 2014, 
« Si l'on veut avoir des élus qui ne sont pas soumis à la corruption, mieux vaut qu'ils soient correctement rémunérés ! » 
Visiblement, la polémique qui a suivi l'augmentation des indemnités de sa majorité énerve le nouveau maire de Clamart, l'UMP Jean-Didier Berger. C'est son prédécesseur, devenu son plus virulent opposant, le socialiste Philippe Kaltenbach, qui a lancé l'offensive, dénonçant le « doublement » de ce budget « dans un contexte de crise économique et de difficultés financières pour les communes ». 

L'enveloppe globale consacrée aux élus est en effet passée à plus de 400 000 € par an, avec, outre la hausse de l'indemnité du maire, celles des adjoints (1 403 € brut) et des conseillers municipaux délégués ou chargés de mission (501 et 152 €). L'élu UMP a décidé d'appliquer des dispositifs jusqu'alors ignorés, comme la possibilité, depuis que la ville a atteint 50 000 habitants en 2009, de consacrer 22 % de plus aux indemnités des élus. « J'avais pour ma part privilégié le développement des services publics locaux », souligne Philippe Kaltenbach.

 22 %, c'est justement l'augmentation que s'est octroyée le maire, qui se défend : « Une fois les prélèvements effectués, cotisations, impôts et taxes, il ne reste plus que 2 400 € net. » Pour justifier la différence de budget, Jean-Didier Berger plaide encore : « Les élus sont plus nombreux au service de la commune. Le nombre d'adjoints est passé de 10 à 15, et 34 conseillers ont des attributions », souligne l'édile. Et de rappeler que son prédécesseur, qui écrêtait son indemnité de maire pour cause de cumul avec celle de sénateur, avait également supprimé la plupart des délégations après la fronde de son conseil en avril 2013.

Le maire (UMP) a augmenté son indemnité de 6 %
21 mai 2014,
Manuel Aeschlimann, maire (UMP) d'Asnières, touche bien 3 763 € d'indemnités mensuelles (notre édition d'hier). Nous indiquions que, par rapport à son prédécesseur PS, cette indemnité avait augmenté de 36 %. En précisant que le revenu de l'ex-maire Pietrasanta avait été écrêté, c'est-à-dire abaissé (à 2 757€) pour que le total de ses rémunérations d'élu -il est aussi député- ne dépasse pas le plafond de 8 272€ établi par la loi. « La hausse par rapport à Sébastien Pietrasanta n'est pas de 36 % mais de 6 % », indique-t-on à la mairie, qui base son calcul sur l'indemnité que le prédécesseur de Manuel Aeschlimann percevait avant écrêtement, à savoir 3 548 €.

Philippe Laurent : « L'enveloppe est définie en fonction du nombre d'habitants »
Édile (UDI) de Sceaux et vice-président de l'Association des maires de France (AMF)
JILA VAROQUIER | 20 mai 2014, 

Comment sont fixées les indemnités des maires ?

Le code des collectivités territoriales encadre précisément le versement des indemnités. Il y a d'ailleurs très peu de contestations sur la question. Pour faire simple, l'enveloppe globale maximum que percevront les élus dépend du nombre d'habitants. Le maire décide ensuite de sa répartition entre les conseillers et en vertu d'un principe d'égalité. 
Par exemple, certaines municipalités versent des indemnités aux conseillers municipaux d'opposition, d'autres non. L'ensemble est ensuite voté par le conseil municipal.


Un nouveau maire peut-il s'augmenter librement ?

En principe, oui. Mais généralement, les élus s'indemnisent au maximum. L'enveloppe augmente également lorsque le nombre d'habitants passe certaines strates : 10 000, 20 000, 40 000 habitants, chef-lieu de canton...


Y a-t-il un maximum ?

Oui, on ne peut pas percevoir plus de 8 272 € brut, tous mandats confondus -- sénateur, député, conseiller général, communautaire ou encore présidentde syndicat, etc. Les indemnités sont d'ailleurs contrôlées par le préfet et les chambres régionales des comptes.


Est-ce un salaire ?

Ça l'est devenu, signe de professionnalisation de la fonction. A l'origine, ces revenus n'étaient pas imposables, ni soumis à des cotisations sociales. Progressivement, nous avons commencé à cotiser à une caisse de retraites, à la sécurité sociale. Et depuis peu, nous sommes soumis à l'impôt sur le revenu. Une sorte de chômage a également été créé, qui permet de toucher pendant six mois des revenus, afin de faciliter un retour à l'emploi. Dans les faits, peu d'élus les réclament.


Les indemnités sont-elles suffisantes ?
Dans les communes de moins de 1 000 habitants, probablement pas, au regard du travail que fait un maire. Pour les autres, avec la généralisation du cumul de la fonction de maire et de conseiller communautaire, elles deviennent correctes, même si elles sont largement inférieures aux salaires que l'on pourrait percevoir dans le privé. Reste qu'il y a un trop grand écart entre la rémunération d'un maire et celle d'un parlementaire.

Fraude fiscale : Isabelle Balkany en garde à vue
La première adjointe (UMP) et épouse du maire était interrogée hier par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières.
Anne-Sophie Damecour et Valérie Mahaut | 22 mai 2014, 

Isabelle Balkany en garde à vue à Nanterre. L'épouse et première adjointe du maire (UMP) de Levallois était interrogée hier par les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières, installé dans la ville-préfecture. Son audition s'inscrit dans le cadre d'une instruction menée à Paris depuis décembre 2013 pour blanchiment de fraude fiscale. 
Les époux Balkany sont soupçonnés d'avoir dissimulé d'importantes sommes au fisc, notamment des avoirs à l'étranger. Pour les proches du dossier, une chose est sûre : le train de vie du couple ne colle pas avec ses revenus. 
En témoignent notamment leurs nombreuses escapades dans leur riad de Marrakech, dans leur villa de Saint-Martin, aux Antilles, ou leur luxueux moulin de Giverny, dans l'Eure.
La nouvelle de cette garde à vue surprend peu à Levallois, où ces soupçons de fraude fiscale ont nourri la campagne des dernières municipales. « Depuis des mois, un énorme travail de fond a été effectué par les juges, et j'espère que les procédures feront la lumière sur tout ce qui a été entendu pendant cette campagne », réagit Anne-Eugénie Faure, avocate et élue PS de la ville, tout en soulignant qu'il s'agit d'un dossier « très complexe ».
 Les juges parisiens se sont emparés des révélations de Didier Schuller, l'ancien ami et allié de Patrick Balkany, devenu son pire ennemi, après l'affaire des HLM des Hauts-de-Seine.
Didier Schuller a été condamné en 2007 dans ce dossier de financement occulte du RPR, tandis que Patrick Balkany a bénéficié d'un non-lieu. « J'ai toujours eu le sentiment d'avoir été le bouc émissaire alors qu'il existait des pièces dans le dossier de l'office que personne n'a jamais exploitées, et dont je n'avais pas connaissance au moment du procès », expliquait encore hier Didier Schuller. C'est à l'occasion de la publication, en octobre 2013, d'un livre évoquant le fonctionnement du département dans les années 1990 (« French Corruption », de Gérard Davet et Fabrice Lhomme) que ces documents ont été exhumés du volumineux dossier d'instruction des HLM... pour atterrir finalement le bureau du juge Van Ruymbeke.
La garde à vue d'Isabelle Balkany « pourrait être le point de départ d'une autre série de révélations », prédit Didier Schuller, qui fait un retour fracassant sur la scène politique locale... même s'il a échoué dans la course à la mairie de Clichy. « Je considère que la présomption d'innocence est valable pour tous, même pour les Balkany ! » glisse-t-il néanmoins. 
« Si les faits sont avérés, c'est juste hallucinant que cela ait pu durer autant d'années », lâche Anne-Eugénie Faure. Qui pointe toutefois des « mesures dures humainement » oui, c'est le PS qui dit ça ! pour la première adjointe de Levallois. 
Pour l'heure, Patrick Balkany ne peut pas être interrogé lui aussi : député, il bénéficie de l'immunité parlementaire, et celle-ci ne peut être levée qu'à l'issue d'une procédure particulière. Hier, l'élu est resté injoignable.

30 mars 2014

Municipales, ce qui attend les maires après le second tour

 Dans un contexte inédit de réduction des dépenses publiques, les maires élus vont devoir mettre en place la réforme controversée des rythmes scolaires et convertir leur commune à la rigueur.
La Croix 30/3/14
Des dépenses à réduire 
 « Pendant la campagne, on m’a demandé lequel de mes six mandats avait été le plus difficile. J’ai répondu : le prochain ! » Pour André Laignel, maire PS d’Issoudun depuis 1977, l’anecdote n’est pas qu’une boutade. Selon le président du comité des finances locales, la période qui s’ouvre va être particulièrement difficile pour les équipes municipales élues hier. 
La baisse des dotations budgétaires de 1,5 milliard d’euros cette année et de 1,5 milliard l’année prochaine, annoncée par le gouvernement pourrait être amplifiée, voire prolongée jusqu’en 2017.

5 décembre 2013

Pessac - Débat orientations budgétaires - intervention NPA

Conseil municipal 13 novembre 2013

D’abord quelques mots sur la situation nationale : la première partie du rapport s’intitule « Le projet de lois des finances 2014, un tournant pour les finances locales » puisque après trois années de gel des contributions de l’État aux collectivités territoriales, il s’agit désormais d’une coupe franche de trois milliards sur 2014 et 2015.  
Les collectivités se trouvent ainsi engagées dans une spirale de diminution des dépenses tant de fonctionnement que d’investissements, ce qui signifie une réduction du service rendu à la population, même lorsque comme Pessac, elles ont une « situation financière saine ». Et cela va se traduire, comme il est écrit plus loin par « une tendance confirmée à la raréfaction de la ressource », ce qui fait que « la commune doit engager une rupture dans la gestion et la maitrise de ses dépenses… et les faire baisser ».

28 mars 2013

Poitiers - conseil municipal du 25 mars 2013

à lire en entier ici

Délibération 4 : vote du budget primitif 2013
Ce budget est marqué par la diminution des dotations de l’état, le gouvernement continue la baisse des dotations aux collectivités locales. Le pire est annoncé pour 2014 et 2015, avec le projet de baisse de 1,5 milliards de dotation en moins pour les collectivités.
L’austérité de gauche a les mêmes conséquences que l’austérité de droite, elle touche la majorité de la population qui, il faut le répéter n’est en rien responsable de la crise. ………………


Attribution d’une subvention d’équipement au Patronage St Joseph :
Tout d’abord, je souhaite dire que mon intervention n’est pas contre les salariés et bénévoles qui œuvrent dans les associations du secours catholique ou du Patro St Joseph. Le patro St Joseph est une institution à Poitiers qui répond à un besoin pour les enfants et il faut le reconnaître, les pratiques proposées aussi bien sportives que musicales sont abordables et s’adressent au plus grand nombre sans élitisme.
Je défend le service public tout simplement et je suis contre le financement public aux associations cultuelles que ce soit pour le fonctionnement comme pour l’investissement comme le propose cette délibération. …………………

SPORT : 120 à 133
Il est noté la diminution de 278 000 euros correspondant à la dissolution du Club Pro VOLLEY BALL. Nous voulons savoir si cette somme est reversée aux clubs amateurs qui œuvrent au quotidien dans les quartiers en direction des jeunes et dont les subventions stagnent. ………………

25 mars 2013

Le budget de la Seine-Saint-Denis passe, le Front de gauche explose

Le budget 2013 du département a été adopté sur le fil, hier, par le conseil général. Une partie des élus du Front de gauche a voté pour, une autre contre.           Source  : Le Parisien du 22/03/2013

à lire aussi en fin d'article le communiqué de ceux qui ont voté pour

13 mars 2013

Chambéry - conseil municipal du 11 mars

compte rendu du conseil municipal du 11 mars
Comme prévu, ce conseil municipal qui a duré 6 heures a été très long et très animé. Il a surtout été extrêmement important, car il aura mis en évidence l'isolement croissant de Laclais et Besson qui peinent à imposer leur politique d'austérité : ne disposant plus du soutien du Front de Gauche, accueillie par un rassemblement de l'intersyndicale des personnels, venus au conseil municipal pour dénoncer les coupes bugétaires, contestée jusque par les élus d'Europe-Ecologie-Les-Verts qui commencent à manifester leur différence, la majorité socialiste navigue à vue et se replie sur une ligne de plus en plus droitière, qui a le mérite de laisser de moins en moins d'espace à l'UMP. Tout au long de ce long conseil, pour l'essentiel consacré aux dossiers budgétaires, la majorité aura de fait été mise en grande difficulté.

21 janvier 2013

budgets communication

Rue89  Camille Polloni   Yann Guégan

Promo de la politique municipale, fêtes et cérémonies, frais de mission... Rue89 a dressé la carte des budgets com’ des grandes villes. Alertez vos élus sur Twitter et Facebook.

APPLI
Combien les grandes villes sont-elles prêtes à dépenser pour leur image ? A partir des données collectées par l’agence Public Evaluation Systempour Le Figaro qui les a publiées en décembre, nous avons réalisé la carte ci-dessus.
Le total des frais de communications affiché est calculé à partir du poste D623 ( »publicité, publications, relations publiques ») du budget des villes concernées. Il recouvre notamment les annonces et insertions, les fêtes et cérémonies, les catalogues et imprimés... En conséquence, nous avons aussi retiré les incitations à alerter les mairies concernées sur Facebook, via Twitter ou par e-mail.Promotion de la politique municipale, fêtes et cérémonies, frais de mission des élus (déplacements, représentation, dépenses exceptionnelles) : naviguez dans le budget communication des 34 communes de plus de 100 000 habitants, majoritairement socialistes.

9 janvier 2013

Conseil municipal Pessac 13 décembre 2012

Budget primitif
Vote contre des élus NPA. Intervention d’Isabelle Ufferte :

Nous avons eu l’occasion d’expliquer notre façon de voir lors du débat sur les orientations budgétaires. Sans surprise, ce budget obéit à une autre logique et nous voterons donc contre. Mais nous voudrions revenir sur un certain nombre de choses. Nous n’avons rien contre, a priori, la réalisation de jolies choses. Nous sommes sensibles à l’art, au « beau », aussi subjectif que cela soit, comme ici tout un chacun.
Et si nous discutions en dehors de tout contexte, nous n’aurions probablement pas grand-chose à redire à la plupart des interventions qui nous ont précédées, vantant les réalisations municipales et ses projets… Sauf que nous ne sommes pas en apesanteur, et que la question est de savoir à quelle situation nous voulons répondre, à quels besoins, à quelles urgences ?

Alençon

comptes rendus conseil municipal d'Alençon

Interventions de Christine Coulon, NPA, aux séances de septembre, octobre, novembre, décembre 2012