La nouvelle municipalité FN de Villers-Cotterêts a annulé la commémoration de l'abolition de l'esclavage programmée le 10 mai. Dans une ville où a vécu le père d'Alexandre Dumas, né esclave et devenu général, cette commémoration aura lieu quand même, contre le projet raciste d'oubli des crimes commis contre les esclaves africains et antillais.
6 mai 2014
Les élus d'extrême droite se sucrent à Mantes-la-Ville (78)
26 Avril 2014 , Rédigé par Le Mantois et Partout ailleurs
Publié dans #politique
Partout en France, le parti d'extrême droite de la fille de son père se dit vouloir laver plus blanc que blanc en politique. A Mantes-la-Ville, dans les Yvelines, c'est du même métal. Eric Nauth, son nouveau maire élu à cause des bisbilles politiciennes d'ego à gauche, se targue d’avoir baissé de 15% l’enveloppe des indemnités de lui et de ses adjoints.
Faux de chez faux. L’enveloppe passe en réalité
4 mai 2014
évolution de la gouvernance de l’eau
Lors d'une émission récente sur Fance Inter, à une question d'auditeur sur le retour en gestion publique de l'eau, l'invitée répondait en gros qu'elle ne comprenait pas la question, la gestion est toujours publique puisque ce sont des délégations de service public… forcément indispensables puisque c'est trop technique pour que les communes s'en occupent… ben voyons, Suez et Veolia ils se décarcassent juste pour nous "rendre service (public)"
Ce n'est pas exactement le sujet de cet article, mais on voit bien comment les industriels de l'eau "et de l'environnement" gardent la main sur un bien commun
A l’occasion d’un colloque organisé par l’Union des industriels de l’eau le 9 avril 2014 à Paris, le directeur de l’eau et de la biodiversité du ministère de l’Ecologie a fait un point sur l’évolution de la gouvernance de l’eau, qui va donner plus de poids aux usagers non professionnels et aux élus dans les comités de bassin. Il n'a pas écarté la possibilité d'un nouveau prélèvement sur le budget des agences de l'eau.La Gazette le 11/04/2014 • Mis à jour le 14/04/2014 • Par Hélène Huteau
« Le système français est original, pertinent , et les grands principes de report du coût sur l’usager – » l’eau paye l’eau » – ainsi que le système pollueur-payeur gardent leur actualité », a voulu rassurer Laurent Roy, directeur de l’eau et de la biodiversité du ministère de l’Ecologie (MEDDE), mercredi 9 avril 2014, en clôture du colloque organisé à Paris par l’UIE (Union nationale des industries et entreprises de l’eau et de l’environnement). Il faut dire que dans la communauté des acteurs de l’eau, les inquiétudes sont grande quant à la réforme en cours de la politique de l’eau.
Plusieurs défis à relever - Mise à part une recomposition du Comité national de l’Eau, qui devrait aboutir d’ici la fin de l’année 2014, ainsi que celle des comités de bassin, en cours, le représentant du ministère a confirmé le mode de gouvernance actuel « qui permet une vraie concertation, y compris au niveau du bassin versant. » Laurent Roy a cependant mis en avant les défis « d’efficacité » pour atteindre en 2015 l’objectif du bon état des eaux (Directive cadre sur l’eau), « d’efficience » d’usage de fonds publics se raréfiant et enfin de « lisibilité et de transparence» à améliorer. Ce dernier point est « une des leçons des dernières élections (…) Le consommateur doit comprendre sa facture d’eau », a-t-il souligné.
L’usager non professionnel voit justement sa représentation améliorée au sein des comités de bassin, grâce à un arrêté paru en début de mois, suite à la proposition du Comité national de l’Eau sur la gouvernance, rendue en décembre 2014. Le collège des usagers, qui mêlait industriels, agriculteurs, associations environnementales et de consommateurs, sera désormais scindé en trois sous-collèges : un pour les non-professionnels, et deux sous-collèges d’usagers professionnels : celui agricole (comprenant agriculture, pêche, aquaculture et tourisme) et celui des industriels et artisans – les personnalités qualifiées représentant une quatrième composante à part. Un tiers des sièges des trois sous-collèges seront dédiés aux non-professionnels.
Cette réforme renforcera ainsi quelque peu le poids des consommateurs dans les décisions, passant de 3 % des sièges à 10 % minimum, eux qui acquittent 85 % des redevances versées aux agences, comme le rappelait Michel Lesage dans son rapport. Les usagers se verront élire trois vice-présidents, issus des trois sous collèges (élus par l’ensemble des collèges élus et usagers) afin d’accroître leur responsabilité. Le président du comité de bassin, quant à lui, sera choisi parmi le collège des élus ou les personnalités qualifiées.
Les communes mieux représentées dans les comités de bassin - Le collège des élus fera lui aussi l’objet d’une réforme, en 2015. Un arrêté devrait orienter les modes de désignations des représentants des collectivités vers des responsables de structures en charge spécifiquement de la gestion des rivières et ouvrages. Ainsi, les représentants des départements devraient céder leur place au profit de ceux communes, afin de tenir compte de leurs nouvelles compétences en la matière (découlant de la loi métropoles du 27 janvier 2014).
Quant à la question très sensible du financement de la politique de l’eau, mis à mal par le prélèvement de 210 millions d’euros sur le budget prévisionnel 2014 des agences de l’eau, Didier Haegel, président de l’UIE a souligné que se posait la question de savoir si ce prélèvement serait renouvelé voire amplifié. Ce à quoi le représentant du ministère de l’Ecologie n’a pas apporté de réponse formelle, tout en laissant planer l’ombre de cette menace : « Les finances de la nation baissent, et les priorités changent. Les agences de l’eau pourraient contribuer à des objectifs connexes du bon état des eaux, comme le bon état de la biodiversité », a souligné Laurent Roy. Les arbitrages triennaux devraient être rendus avant l’été.
Ces Français qui vivent la rigueur au quotidien
La pression exercée sur leur budget les a contraints à changer leurs comportements de consommation et à trouver d’autres ressources financières. /Jean-Baptiste François et Ariane Riou La Croix 4 mai 2014
« Un coup de massue », résume Annie, 58 ans, pour parler des effets de la rigueur sur le budget familial. Avec trois grands enfants à charge, cette fonctionnaire administrative gagne 1 350 € net par mois. Son compagnon, Alfred, cuisinier dans les collèges, ne peut pas prétendre à plus. Les salaires de ce couple de fonctionnaires ont été gelés en 2010, année où ils ont également perdu le bénéfice de l’allocation logement (APL), à la suite d’un nouveau calcul de leurs droits.
À présent, les 970 € de loyer sont entièrement à leur charge. Et cette année, leurs ressources ont de nouveau été amputées.
Mairies FN : des premières mesures remarquées et parfois clivantes
29/04/2014 • AFP Un mois après leur arrivée à la tête de onze mairies, les nouveaux maires FN ont pris, sous les projecteurs, des premières mesures remarquées: arrêt de subvention à certaines associations, hausse de leurs salaires, baisse des impôts locaux...
Une gestion en « bon père de famille », promettait Marine Le Pen. Les onze « bons pères de famille » du FN –aucune femme n’est devenue maire– ont depuis leur élection fait preuve d’autorité,
3 mai 2014
Commémoration de l'esclavage : Front national, la dérive antirépublicaine !
Communiqué conjoint
Le 25 avril 2014
Après les déclarations racistes de l’extrême-droite française contre la Garde des Sceaux qui avaient suscité une vague d’indignation et entraîné la marche antiraciste du 30 novembre 2013, voilà que le Front national récidive. Franck Briffaut, nouveau maire (FN) de Villers-Cotterêts, a déclaré le 17 avril à L’Express, qu’il n’organisera pas de commémorations de l’abolition de l’esclavage, rompant ainsi avec une démarche initiée dans sa ville depuis 2006. Pour M. Briffaut, ces commémorations servent à culpabiliser la France à des fins de récupérations politiques, et n’ont aucune sincérité. Il estime que la France n’a pas à se sentir coupable car, dit-il, « nous n’avons rien inventé » et l’esclavage existe encore en Afrique.
Rappelons à cet élu du Front national quelques faits :
Depuis la marche silencieuse du 23 mai 1998, les originaires d’Outre-mer honorent la mémoire de leurs aïeux esclaves tous les 23 mai. Il s’agit d’une démarche essentielle pour la construction citoyenne des descendants d’esclaves. En s’y engageant, ils renouent avec leurs aïeux, rompent avec l’errance identitaire et abandonnent leurs ressentiments au profit de la réconciliation. C’est pourquoi le gouvernement a inscrit le 23 mai au calendrier républicain. Par ailleurs, depuis la loi Taubira qui reconnaît la traite négrière et l’esclavage colonial comme un crime contre l’humanité, la République commémore l’abolition de l’esclavage le 10 mai. Elle honore ici l’avènement de la
Deuxième République qui, à la différence de la monarchie, a immédiatement aboli l’esclavage qu’elle considérait comme un crime de « lèse humanité ». Il existe donc aujourd’hui deux dates honorant la mémoire de l’esclavage : l’une célèbre la République et l’autre la démarche citoyenne des descendants d’esclaves. Ne pas célébrer ces deux dates est une atteinte aux idéaux républicains : liberté, égalité et fraternité.
Les propos de M. Briffaut sont dangereux. Car derrière les accusations de « culpabilisation de la République » se cache l’extrême-droitisation dans laquelle le FN veut entraîner notre société. Aujourd’hui l’on s’attaque aux commémorations de l’esclavage, demain à celles de la Shoah.
Après-demain, ceux qui en sont les acteurs seront traités d’étrangers et d’anti-Français.
• Nous dénonçons ces propos antirépublicains qui portent en eux le germe de la division.
• Nous demandons au Président de la République que ce soit enfin un décret et non une simple circulaire qui soit le cadre légal des commémorations de l’esclavage
• Nous prions le gouvernement de rappeler le maire de Villers-Cotterêts à l’ordre afin qu’il organise les commémorations des 10 et 23 mai.
• Nous demandons aux élus de la République d’organiser dans leurs villes les célébrations des 10 et 23 mai en renforçant leur caractère populaire et fraternel.
• Nous appelons les humanistes, les démocrates, les républicains à participer massivement à ces commémorations.
Restons vigilants !
Comité Marche du 23 mai 1998 (CM98), Conseil représentatif des Français d’outre-mer (Crefom), Ligue des droits de l’Homme, Mrap, SOS Racisme
Contacts presse
CM98 : 06 35 37 13 60
LDH : 01 56 55 51 07 ou 08
2 mai 2014
La métropole du Grand Paris va devenir un lieu de « bataille publique » pour le PCF
Conforté par sa résistance électorale après les municipales, le PCF veut faire de la métropole du Grand Paris et particulièrement de la mission de préfiguration, un lieu de « bataille publique » destiné à infléchir le gouvernement sur tous ses projets de décentralisation.
La Gazette le 02/05/2014 • Par Cédric Néau, avec l'AFP
Toujours officiellement sans tête et désormais constitué d’un corps de plus en plus hostile, la mission de préfiguration de la métropole du Grand Paris semble pourtant avancer,
Irrégularités dans les marchés de l’eau à Marseille, selon la chambre régionale des comptes
La chambre régionale des comptes PACA a mis en lumière plusieurs irrégularités dans l'attribution à l'automne 2013 des marchés de la distribution et l'assainissement de l'eau par Marseille Provence Métropole (MPM), la communauté urbaine de Marseille, dans des avis rendus publics lundi 28 avril.
La chambre régionale, qui indique être intervenue à la demande du préfet de région, s’intéresse notamment à la durée des contrats, aux obligations de publicité, à la transparence dans la décision et à une possible situation de conflit d’intérêt d’une élue de MPM, dans quatre avis distincts, trois consacrés au marché de l’assainissement, un à celui de la distribution.
« Aucun débat sur la durée » du contrat - Ces marchés de délégations de service public (DSP) d’un montant total de 3,2 milliards d’euros votés le 31 octobre ont été attribués à la Société des eaux de Marseille (SEM, filiale à 100% de Veolia) pour la distribution, un contrat qu’elle détient depuis 60 ans, et pour deux des trois lots d’assainissement, le troisième revenant à Suez Environnement.
L’institution observe ainsi que le conseil de communauté a attribué ces DSP « sans procéder à aucun débat sur la durée du futur contrat (de 15 ans, ndlr), qui en conditionnait pourtant aussi bien la régularité que l’équilibre économique ». Cette durée « manifestement excessive »
Dans une lettre aux maires, Najat Vallaud-Belkacem livre sa feuille de route
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| dans La Gazette le 28/04/2014 • Par Hugo Soutra |
Dans une « Lettre aux maires » dont les communes sont ciblées par la politique de la ville envoyée vendredi 25 avril et diffusée ce lundi 28, Najat Vallaud-Belkacem revient sur les actions menées par le gouvernement et notamment la loi Ville et Cohésion urbaine votée en février dernier. La nouvelle ministre à la Ville passe en revue les différentes échéances à venir, pour elle comme pour les édiles locaux, sans faire d’annonces novatrices.
Vous venez d’être élu(e) ou réélu(e) maire d’une commune engagée dans l’un des 2 500 contrats urbain de cohésion sociale (CUCS) ? Alors avez-vous dû recevoir un courrier, envoyé le 25 avril par le biais des préfets, émanant de la nouvelle ministre à la Ville, Najat Vallaud-Belkacem. Au cas où vous ne l’auriez toujours pas reçu, la Gazette des communes l’a néanmoins lu pour vous.
L’eau du robinet perçue comme chère
Les Français sont globalement satisfaits de la qualité de leur eau, même si son prix est considéré comme « plutôt cher » selon le baromètre 2014 Les Français et l’Eau du CIEau, dévoilé le 29 avril.
la Gazette le 30/04/2014 • Par Hélène Huteau
Plus de huit Français sur dix sont satisfaits du service de l’eau, un service public qu’ils mettent au premier rang d’importance, devant la distribution d’électricité, la collecte des déchets ou les réseaux de télécommunication et d’Internet haut débit. 80% ont confiance dans l’eau du robinet et les trois quarts sont satisfaits de sa qualité (le quart restant lui reproche son goût et son taux de calcaire) annonce le Centre d’Information sur l’Eau (CIEau) suite aux résultats de son baromètre 2014 sur les Français et l’Eau.
Cependant, 68% des Français interrogés en ligne par la TNS-Sofrès (1) ont le sentiment qu’ils payent trop cher se service.
La gestion saisonnière des places d’hébergement toujours d’actualité
Dans plusieurs grandes villes de France, la fermeture des structures d’urgence s’enchaînent. La FNARS tire la sonnette d’alarme et demande au gouvernement de prendre des mesures d’urgence.
La Gazette le 30/04/2014 • Par Camille Sellier
La Gazette le 30/04/2014 • Par Camille Sellier
Un an et demi après l’annonce de l’accélération du plan hivernal par Cécile Duflot, la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS) qui réunit près de 900 associations de lutte contre l’exclusion, alerte les pouvoir publics sur une « situation humanitaire dramatique ».
Les éboueurs publics et privés s’unissent pour une grève nationale le 12 mai
Les fédérations CGT des services publics et celle des transports ont déposé un préavis de grève nationale, le 12 mai, pour tous les agents de la propreté et des déchets. Les agents des villes et des entreprises privées s’unissent pour une reconnaissance de la pénibilité de leur travail.
La Gazette le 30/04/2014 • Par Hélène Huteau
Public, privé : même pénibilité, même combat. Pour la première fois les éboueurs lancent un appel commun à la grève nationale, le 12 mai, reconductible, éventuellement jusqu’au 15.
11 avril 2014
"Géopolitique de l'insécurité et du Front national"
A la croisée de la géographie, de la science politique et de la criminologie, Bernard Alidières analyse l’évolution du vote Front national au cours des élections municipales 2014. Comment le FN progresse-t-il dans des territoires historiquement allergiques aux Le Pen ? Pourquoi pêche-t-il dans certaines de ses zones de force ? Comment expliquer l’adhésion de plus en plus d'électeurs aux théories frontistes ? Autant de questions auxquelles cet auteur de « Géopolitique de l’insécurité et du Front national » répond sans langue de bois.
Publié le 03/04/2014 La Gazette - Par Hugo Soutra
Quelle lecture faites-vous de la progression du Front national (FN) lors des récentes élections municipales ?
La progression globale du Front national est incontestable. Présentant plus de listes que lors des précédentes échéances municipales, le parti de Marine Le Pen est parvenu à se maintenir dans plus de la moitié (315) des villes où il présentait un candidat. Avec onze mairies et un score moyen bien supérieur qu’à l’accoutumée, le FN peut fanfaronner.
Ce qui a été moins dit, c’est qu’une cartographie analysant la situation ville par ville relativise cette progression,
Le lycée de Goussainville renoue avec la réussite après des années de violence
"Plus que le bac, c'est la mention qu'on nous apprend à viser", s'enthousiasment les élèves du bouillonnant lycée de Goussainville (Val-d'Oise), qui a réussi la gageure de se distinguer par ses bons résultats après avoir fait parler de lui par sa violence.
« Grâce au lycée, nous avons revu nos projets professionnels, nous sommes plus ambitieux », racontent dans un joyeux brouhaha les élèves du très actif conseil de la vie lycéenne, chargé de participer aux décisions et à l’animation du lycée.
Classé parmi les pires catégories – zone d’éducation prioritaire (ZEP) et zone de prévention violence – le lycée général et technologique Romain-Rolland (1 465 élèves) affiche un taux de réussite au bac de 91%.
Dans les indicateurs des lycées publiés vendredi 4 avril par le ministère de l’Education nationale, il se situe huit points au-dessus des performances des établissements jugés comparables (même offre de formation, mêmes origines des élèves).
Dans les indicateurs des lycées publiés vendredi 4 avril par le ministère de l’Education nationale, il se situe huit points au-dessus des performances des établissements jugés comparables (même offre de formation, mêmes origines des élèves).
Fini l’évitement scolaire - Selon son équipe pédagogique, ce sont plusieurs années d’efforts pour transformer l’établissement en « lieu de vie », et non plus en simple lieu de passage obligé, qui sont récompensées. « Sans faire d’angélisme, cela montre qu’on a beau habiter la banlieue, il n’y a pas de fatalité, on peut réussir. C’est un message important pour les élèves et les enseignants », commente Amand Riquier, le nouveau proviseur de ce lycée situé à 30 km au nord de Paris, entre pavillons et barres HLM.
Depuis peu, le lycée, composé d’une majorité d’élèves issus de familles très modestes originaires d’une trentaine de pays, a réussi à faire revenir les bons élèves qui avaient déserté l’établissement à la réputation désastreuse. « C’est très important qu’ils soient là. Même peu nombreux, ce sont des locomotives qui changent la dynamique d’une classe », souligne le proviseur en arpentant les couloirs aux murs de béton brut.
Amélioration sécuritaire et scolaire - Pourtant, il y a encore une dizaine d’années, les téléspectateurs découvraient dans le magazine Zone interdite un lycée sur le point d’imploser, avec une police appelée à la rescousse pour faire régner l’ordre dans la cour et des professeurs à bout de souffle, quand le taux de réussite au bac ne dépassait pas 60%.
« Les élèves fuyaient le lycée dès qu’ils le pouvaient et nous, nous intervenions constamment dans l’urgence », se souvient Carole Baudry, conseillère principale d’éducation (CPE), alors que le lycée était en proie « aux trafics de drogue en tout genre et à la prostitution ».
Contre les clichés - Les premières mesures ont consisté à ramener la sécurité en empêchant les intrusions extérieures, pour « sanctuariser » l’école. « Le lycée est alors devenu un lieu où on avait envie d’apprendre et on a pu enfin développer des projets en rendant les élèves acteurs », explique la CPE, en poste depuis une vingtaine d’années.
Conférences de chercheurs du CNRS, participation aux cours d’une classe d’hypokhâgne dans un établissement voisin, création d’une équipe féminine de rugby: le lycée a multiplié les actions à contre-courant des clichés véhiculés par la cité.
Nouveaux horizons - « Le but est de leur ouvrir de nouveaux horizons et de ne pas leur mettre de barrière afin de lutter contre cette fatalité que certains pourraient ressentir en habitant la banlieue », explique Clément Airaud, professeur de physique.
Des élèves qui sont entrés « dégoûtés » à Romain Rolland s’affirment maintenant « très fiers » de leur établissement, à l’image de Yahya, qui dit avoir repris confiance en lui.
Effectifs réduits - « C’est important de ne pas s’enfermer dans des situations négatives, mais au contraire de leur permettre de s’épanouir, même si certains ont derrière eux des histoires familiales très lourdes », constate Sonia Latik, jeune conseillère d’éducation.
Les enseignants, qui disent s’être serré les coudes pendant les pires années, restent toutefois prudents. « Tout ça est possible car nous avons des classes à effectif réduit et que les élèves sont très encadrés », soulignent-ils, alors que les classes de seconde ne dépassent pas 30 élèves et celles de première et terminale 24 à 26, contre près de 35 habituellement.
AFP
Discriminations: des chercheurs déplorent l’insuffisance de l’action publique
Des chercheurs ont déploré jeudi 10 avril l'"insuffisance de l'action publique" face aux "discriminations", se fondant sur un recueil d'études publié le même jour par l'Insee sur les inégalités face au logement, l'accès à l'emploi ou encore les salaires.
Péréquation
à lire et explorer dans la Gazette
"Lancée l’an passé, notre application interactive « A qui profite la péréquation ? » vient d’être mise à jour avec les données 2013 qui comprennent de nouveaux flux avec les fonds régionaux et départementaux sur la CVAE. Outre les chiffres pour chaque collectivité, elle révèle à nouveau les territoires bénéficiaires ou contributeurs en agrégeant les différents dispositifs afin de montrer le fonctionnement global du système et ses incohérences. Autre nouveauté : la comparaison des intercommunalités en fonction de leur potentiel fiscal.
10 avril 2014
On va voter dans 2.145 intercommunalités
Tous les conseils municipaux ont à présent élu le maire et les adjoints. D'ici le 2 mai prochain au soir - mais le plus souvent entre le 10 et le 25 avril - va avoir lieu le "troisième tour" de ces élections, à savoir la désignation du président et plus largement du bureau de chacun des 2.145 établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre. Comment se déroule ce scrutin peu connu des Français et pourtant important pour l'avenir des territoires ? Rappel des principales clés.
à lire sur Localtis
Métropole du Grand Paris : décryptage
L’institut d’aménagement et d’urbanisme d’Île-de-France (IAU îdf) publie une série de documents sur les prolongements de la loi sur la création de la métropole du Grand Paris.
1913-2013 : le Grand Paris a 100 ans qui est une mise en perspective historique de la mise en oeuvre du Grand Paris.
Les CDT à l’heure du Grand Paris : une dynamique en marche qui dresse un état des lieux cartographié des 21 Contrats de développement territorial (CDT), engagés depuis 3 ans (loi du 3-6-10) en Île-de-France, dont 9 sont signés à ce jour.
9 avril 2014
Règlement intérieur des conseils municipaux
Les élus d'opposition ont des droits et c'est en grande partie le règlement intérieurs de CM qui permet de les faire appliquer plus ou moins bien.
dans les communes de plus de 3 500 habitants, il doit être adopté dans les 6 mois qui suivent l'élection - il est assez difficile de le faire modifier par la suite.
Il y a en effet des éléments fixés par la loi et différentes façons de l'appliquer.
Le modèle de règlement intérieur publié par l'AMF indique en effet sur la plupart des chapitres des variantes possibles dans la rédaction de ce règlement.
À LIRE ICI !
dans les communes de plus de 3 500 habitants, il doit être adopté dans les 6 mois qui suivent l'élection - il est assez difficile de le faire modifier par la suite.
Il y a en effet des éléments fixés par la loi et différentes façons de l'appliquer.
Le modèle de règlement intérieur publié par l'AMF indique en effet sur la plupart des chapitres des variantes possibles dans la rédaction de ce règlement.
À LIRE ICI !
8 avril 2014
Déclaration de Christine Héraud pour « Gauche alternative d’opposition à l’austérité »
Election du maire – 28 mars 2014
Je présente ma candidature à la fonction de maire, dans le cadre de la politique que j’ai défendue avec mes colistiers du NPA, de Ensemble, du PG et tous ceux sans étiquette de la liste « Gauche alternative d’opposition à l’austérité ».
Nous avons présenté dans cette campagne municipale une liste unitaire, à la gauche des partis gouvernementaux, PS et EELV et leurs alliés communistes, pour dénoncer les politiques d’austérité et défendre une alternative d’urgence sociale, pour une autre répartition des richesses.
Nous sommes en désaccord de fond avec la majorité municipale, même si nous approuvons depuis des années au conseil municipal un certain nombre de ses actions. Nous dénonçons sa soumission aux logiques libérales du gouvernement Hollande,
Nous avons présenté dans cette campagne municipale une liste unitaire, à la gauche des partis gouvernementaux, PS et EELV et leurs alliés communistes, pour dénoncer les politiques d’austérité et défendre une alternative d’urgence sociale, pour une autre répartition des richesses.
Nous sommes en désaccord de fond avec la majorité municipale, même si nous approuvons depuis des années au conseil municipal un certain nombre de ses actions. Nous dénonçons sa soumission aux logiques libérales du gouvernement Hollande,
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